Marie-Josée Charette's Essay

L’obésité juvénile, mythe ou réalité?

Mais où sont passés les jeunes d’autrefois qui envahissaient les parcs et les ruelles?  La réponse est simple... la plupart des jeunes se rassemblent tous à de petits casse-croûte que l’on retrouve à divers coins de rue pour s’empiffrer de friture et de crème glacée.  Leur plan pour la soirée est déjà bien organisé : une soirée entière passée à jouer avec la toute nouvelle console dernièrement sortie en magasin.  Plusieurs pauses sont aussi prévues; jouer de la sorte, c’est si physiquement exigeant!  Pas étonnant que le taux d’enfants obèses au Canada a presque triplé depuis les 20 dernières années !  On remarque alors qu’il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour trouver des gens qui ont sérieusement besoin d’aide.  Ma cause, vous l’avez sans doute déjè devinée : la santé des jeunes!  Nous verrons que plusieurs solutions s’offrent cependant à nous pour régler le déséquilibre énergétique chez les jeunes : il ne suffit que d’ajuster les deux côtés de la balance, soit l’énergie dépensée et l’énergie consommée, tout en recherchant la cause de ce déséquilibre.

Qu’est-ce que l’obésité?  Selon Le Nouveau Petit Robert, elle se caractérise par une « augmentation ou excès du tissu adipeux de l’organisme, accompagné d’un excédent de poids  ».  Bref, l’obésité infantile, c’est lorsqu’un enfant possède un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé que celui recommandé pour son groupe d’âge.  Pour calculer son IMC, il ne suffit que de diviser son poids (kg), par sa taille au carré (m²).  En 2004,  l’obésité chez les jeunes était grimpé à un taux de 26% !  Donnée alarmante, n’est-ce pas?  Ces chiffres sont réels, faites-en vous-même l’expérience.  Vous êtes-vous déjà arrêté dans un lieu public pour constater le nombre d’enfants obèses?  Moi, oui.  Le résultant en est choquant!  

Plusieurs explications pourraient être liées à l’obésité chez les jeunes.  Toutefois, celle qui me semble la plus évidente est l’influence familiale.  La famille est tout d’abord sa première source d’éducation : les parents ont comme rôle d’apprendre à leur enfant qui grandit ce que représente la santé, en étant eux-mêmes des modèles pour leur enfant.  Un geste aussi simple qu’une randonnée en vélo chaque dimanche permettrait à l’enfant d’accorder une plus grande place à la santé dans sa vie.  Les encouragements et le support des parents occupent une place tout aussi importante au sein des enfants.  Pour moi, un manque de motivation chez l’enfant pourrait être le pur résultat d’un manque de support de la part des parents.

La plus grande excuse de nos parents : manque de temps!  Avec moi, la solution serait très simple et ce problème serait vite réglé.  J’exigerais que tous les parents d’enfants âgées de moins de 13 ans soient en congé chaque vendredi après-midi!  Cet après-midi serait alors consacrée à une période de temps où l’adulte et son enfant  pratiqueraient une activité physique ensemble.  Les adultes n’auraient alors plus d’excuses de ne pas pouvoir partager des moments de qualité avec leurs enfants!

Maintenant, attaquons nous au premier côté de la balance énergétique… l’alimentation!  Lorsque je suis entrée dans la cafétéria de mon école, pour la toute première fois, j’ai pu remarquer une variété de repas qui m’était offert.  Mais sincèrement, que prendriez vous entre une pizza au fromage fondant, sortant tout juste du four et une minuscule salade, aux feuilles de laitues molles et défraîchies?  Pas besoin de faire des études approfondies pour trouver les raisons qui poussent les jeunes à consommer des aliments riches en lipides, négligeant ainsi les aliments recommandés par le Guide alimentaire canadien!  

En tant que Superministre de l’engagement, j’exigerais qu’un cours d’alimentation et santé soit obligatoire 
à chaque année des études secondaires.  Dans ces cours, les élèves auraient la chance, tout d’abord, de faire connaissance avec le Guide alimentaire canadien.  Après l’avoir apprivoisé, ces élèves auraient à mettre sur pieds de nouveaux menus offerts à la cafétéria.  De cette façon, les jeunes auraient la chance de créer des menus, à la fois nutritifs et appréciés par ces derniers.  De plus, dans ce cours, les élèves auraient comme tâche de présenter aux jeunes du primaire, d’une façon originale, ce qu’est la santé en leur présentant le mode de vie à adopter pour une vie plus saine.  Ce projet permettrait tout d’abord aux jeunes du primaire d’apprendre d’une façon différente, mais aussi aux étudiants du secondaire de se familiariser avec cette matière  assez complexe.  Selon moi, les remèdes miracles pour contrer la malbouffe n’existent pas; l’éducation est la seule solution!

Il existe cependant une autre extrémité à cette balance énergétique.  La sédentarité infantile est le problème présent qui vient chambouler l’équilibre désiré.  Selon des données recueillies par Santé Canada en 2000-2001, on constate que seulement trois enfants, de la 6e à la 10e année, sur dix pratiquent au moins une heure d’activité physique cinq fois par semaine.  Comme le démontre la figure1 en annexe, on révèle aussi que 23% de ces enfants consacrent 4 heures, ou plus, devant la télévision!   L’électronique a pris une si grande place aux yeux des enfants, que la situation est devenue alarmante.  Les jeux électroniques ne sont cependant pas les seuls à être pointés du doigt.  Une trop grande importance de la part des adultes est accordée à l’éducation.  Cette situation me semble quelque peu ironique puisqu’on éduque nos jeunes dans le but d’un jour de retrouver des médecins encore plus performants...  des médecins qui auront alors à soigner tous ces gens obèses, mais très éduqués.   En 2005, on affirmait que la cause de 70% des hospitalisés était soit reliée à une mauvaise alimentation, une habitude de sédentarisme ou une dépendance au tabagisme.
 
Si tout le pouvoir m’était accordé, j’exigerais la création d’une loi obligeant toute école à inclure 30 minutes d’activités physique quotidiennement.  Au secondaire, on pourrait créer divers groupes, où chaque étudiant serait libre de choisir une activité qui lui plaît : ballon volant, meneuses de claques, tout serait possible!

En somme, la santé des jeunes est un sujet qui ne devrait pas être pris à la légère.  Plusieurs facteurs sont en cause de l’obésité infantile, soit l’influence familiale, l’alimentation et la sédentarité.  Réfléchissons un peu.  Nous vernissons un meuble pour ne pas qu’il s’abîme, changeons l’huile régulièrement de la voiture pour assurer son bon fonctionnement et tondons l’herbe hebdomadairement afin de la garder verte et vivante...Et qu’en est-il de notre corps, de notre santé, jeune génération de demain?  Pourquoi accorder une si grande importance à toutes ces choses de la vie courante et ainsi négliger notre propre corps?    

Bibliographie

1.  BOISVERT, Paul, et Denis RICHARD.  Augmentation de l’obésité et de l’embonpoint chez les jeunes- L’école doit en faire davantage pour contrer la sédentarité, http://www.ledevoir.com/2002/07/18/5513.html (9décembre 2008).

2.  Canoë santé.  Contrôle du poids : pourquoi est-ce si difficile?  http://www.sante.canoe.com /channel_health_features_details.asp?health_feature_id=149&article_id=453&channel_id=36&relation_id=43 (5 décembre 2008).

3.  REY, Alain, et Josette REY-DEBOVE.  (2007).  Le Nouveau Petit Robert, 2007. 

4.  L’Indice de Masse Corporelle chez l’Enfant.  http://www.imc-enfant.com/  (9 décembre 2008).

5.  Santé Canada.  (2004).  Les jeunes au Canada : leur santé et leur bien-être.  Ottawa, Santé Canada, 136p.

6.  Radio-Canada.  Obésité chez les jeunes : Québec pressé d’agir, http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200509/29/006-obesite-chagnon.shtml (8 décembre 2008).

7.  Santé Canada, Op. cit.


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