C’était au début d’une classe de français en octobre de la 12e année qu’une décision clé devait être prise.
C’est en ce moment-là que mes amis et moi venions de commencer à penser aux inscriptions aux universités et aux collèges. On n’entend plus beaucoup de discussions au sujet de « comment était ton weekend » ou « t’as vu le match des Maple Leafs » (ouais je viens de Toronto); on entend plutôt des discussions au sujet de « allons tous à Western! » ou « dans quels programmes veux-tu envoyer des demandes ».
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Au cours de cette classe, mon enseignant de français a introduit le Concours national de rédaction ainsi que le sujet de l’année en question : « Dans un futur où tout est possible, comment imagines-tu que notre alimentation aura changé. » Bien qu’il faille que mon enseignant offre un ajout de 1% aux notes finales des gens qui y participent ainsi que le potentiel de gagner, je n’avais aucun besoin d’incitation supplémentaire pour y participer; j’ai une passion pour la politique et les enjeux reliés et je prends déjà des cours reliés à de tels sujets comme ceux qui discutent de la loi canadienne et l’économie.
Après cette classe, c’était le temps de penser à une approche pour écrire la rédaction ainsi que de faire des recherches. En premier lieu, j’ai voulu l’écrire comme un essai avec une thèse et des points qui l’appuient ; j’étais très familier avec ce style d’écriture et j’ai fait la recherche ainsi qu’un brouillon de la rédaction en considérant ce format.
Mais c’était en lisant ce brouillon, ainsi qu’en considérant encore la question, qu’une idée est venue à la tête. En l’écrivant du style réflectif, je pourrais non seulement rester vrai à la question d’une manière créative, mais je pourrais aussi mieux discuter mes recherches à la première personne. Alors, en écrivant comme si je vivais dans l’année 2071, j’ai réécrit la rédaction comme une réflexion sur le passé et comment les décisions au sujet de la production alimentaire ont influencé l’alimentation en 2071.
Après avoir créé ce nouveau brouillon, je l’ai partagé avec d’autres amis et gens pour obtenir des rétroactions essentielles et déterminer à quelles jonctions je pourrais améliorer la qualité de la langue. Puis, j’ai consulté les règles et les conditions pour le concours pour vérifier que ma soumission était alignée avec ce que l’organisation veut comme réponse. Après ces consultations essentielles, j’étais confiant d’avoir fait mon meilleur travail et je l’ai soumise pour l’évaluation.
Pour moi, avoir gagné une bourse était un grand choc. Bien sûr je ne fais pas cette proclamation de manière négative, mais je ne pouvais pas croire que j’avais vraiment gagné. Pour plus de contexte, avant ce moment, il était rare que je gagne des prix majeurs, même après avoir reçu un 96 dans la classe des fonctions mathématiques avancées, il y avait un étudiant qui a eu une note plus élevée. Alors, en considérant une telle histoire, c’était donc un peu dur en premier lieu de croire que j’avais actuellement gagné une bourse.
Avant de passer à la prochaine étape, il faut que je souligne un peu que mon histoire en ce qui concerne l’apprentissage en français. Bien que je fusse élevé dans un ménage anglophone, j’ai commencé mes études en français pendant la quatrième année ; à ce point, l’apprentissage dans la langue seconde était limité à une seule classe de français. J’ai continué à apprendre le français de cette manière pendant la cinquième et la sixième année ; pendant ce temps, j’ai commencé à trouver un intérêt pour l’apprentissage en français. Pour vraiment poursuivre cet intérêt, il a fallu que je quitte mon école primaire et que je passe la septième et la huitième année dans une école francophone. Ici, la classe de français n’était pas la seule enseignée en français ; comme partie du programme de français intensif, j’avais aussi l’opportunité de prendre les cours d’histoire, de géographie et même l’activité physique en français. Ceci m’a donné l’opportunité d’appliquer les compétences dans la langue française que j’ai développées jusqu’à ce moment vers des sujets d’études plus spécifiques.
Après la huitième année, j’ai continué dans le programme de français intensif pendant le lycée. Pour obtenir un certificat d’achèvement bilingue à la remise de diplômes, il a fallu que je prenne au moins huit cours en français pendant mes quatre années de lycée. J’ai commencé sur le bon pied pendant la neuvième année en prenant quatre de mes huit cours en français ; ces cours ont inclus non seulement le français, mais aussi ceux comme la géographie et même les arts dramatiques. J’ai continué à cette vitesse et j’ai donc rempli les huit cours obligatoires avant la fin de la onzième année et même avant la plupart de mes cours en intensif.
En ce qui concerne les événements suivants, j’ai accepté avoir gagner la bourse pour finaliser mon achèvement. De plus, je me suis senti encouragé financièrement et concernant mes compétences dans la langue française à poursuivre les études en science politique avec l’option de français immersion à l’Université d’Ottawa. Comme partie du programme de français immersion, j’ai dû prendre au moins deux cours par trimestre en français et j’ai eu aussi l’option de soumettre mes travaux en anglais ou en français. Mais, en considérant l’effort que j’ai mis jusqu’à ce moment ainsi que l’esprit du programme, j’ai décidé de soumettre tous mes travaux dans ma langue seconde pour les cours en français.
Pendant que j’écris cet article, je pense encore aux événements qui m’ont conduit à ce moment, au précipice du début de ma dernière année au premier cycle. Je pense aussi à mon apprentissage à l’Université d’Ottawa jusqu’à ce moment et aux plans possibles pour l’avenir. En faisant ces réflexions, j’étais capable de vraiment voir l’impact que la langue française a eu sur mon apprentissage dès l’école primaire. Et en poursuivant des plans après le premier cycle qui impliquent le bilinguisme, ces expériences auront encore de valeur dans mon apprentissage. Soit à Québec pour étudier la loi, soit encore à l’Université d’Ottawa ou ailleurs pour l’éducation, ou même si je continue dans la science politique, le bilinguisme jouera encore un grand rôle dans mon apprentissage continu et aussi dans tous les emplois que je vais occuper pendant ma carrière professionnelle.
En concernant des leçons spécifiques, je dédie ce paragraphe aux jeunes qui considèrent participer au concours cette année et même aux jeunes qui vont faire des demandes universitaires en automne. Je vais te laisser avec une chose : tout peut se passer et ne te sens pas effrayé d’essayer des nouvelles choses. J’ai appris cette même leçon avec la pandémie ; c’est un conseil qui a guidé ma participation au concours et qui a encore de la valeur pour moi aujourd’hui. Si c’est une demande pour un emploi ou une opportunité prestigieuse, un courriel à un professeur pour leur demander une lettre de référence, ou même un cours que tu veux vraiment prendre pendant ton premier trimestre à l’université, la grande majorité des décisions auront un impact sur l’avenir. Même pour le concours national de rédaction, on ne peut pas vraiment savoir les chances particulières de réussite. Et même si on pense que la victoire n’est pas possible, on ne peut pas gagner si on n’essaie pas. Alors la meilleure chose possible est d’envoyer une rédaction et comme moi, tu pourras être le ou la prochaine gagnante !
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