À l'école, le français t'a demandé du temps, des efforts, parfois même un peu de courage. Tu as appris à t'exprimer, à comprendre, à penser dans une autre langue. Et maintenant que le secondaire se termine, ou que les études postsecondaires commencent, une question se pose : que va devenir ton français?
Pour beaucoup d'élèves qui ont appris le français comme langue seconde, la transition vers les études postsecondaires se fait souvent en anglais, par choix ou par facilité. Pourtant, chaque année et dans toutes les régions du Canada, nombre d’élèves font le choix inverse et poursuivent leurs études postsecondaires en français.
Certains, comme Kalliopi Papageorgiou et Mélanie Boudreau, ont décidé de continuer leurs études postsecondaires en français afin de stimuler leur carrière :
Kalliopi Papageorgiou, étudiante en sciences infirmières, explique : « J'étais motivée par le désir d'approfondir mes compétences et mes connaissances linguistiques. Je souhaitais ouvrir plusieurs portes professionnelles dans le domaine de la santé et m'intégrer également à la culture québécoise. »
Mélanie Boudreau, étudiante en sciences de la santé, considère que la maitrise du français sera un atout dans sa future carrière : « J'ai choisi de poursuivre mes études postsecondaires en français en raison des bénéfices dans ma carrière de médecine. »
D’autres ont poursuivi leurs études en français pour ne pas perdre leurs acquis :
Diego Barrios-Stewart, étudiant en sciences de l'environnement, confirme que les diplômés de l'immersion française doivent être proactifs : « Je ne voulais pas que le français que j'avais mis 13 ans à apprendre disparaisse, comme c'est le cas de plusieurs enfants de l'immersion. J'avais déjà vécu à Montréal et Saguenay, Québec et j'étais tombé amoureux de la culture québécoise et de la langue française depuis ce temps. »
Sasha Thomas, étudiant en histoire et sciences politiques, partage cette préoccupation : « J'étudiais en immersion française depuis la maternelle et il était important pour moi de ne pas perdre les progrès et le travail que j'avais investi à développer mes habiletés langagières. Je voulais aussi me lancer un défi en me plaçant dans un milieu où je devrais utiliser le français hors de la salle de classe. »
D’autres encore souhaitaient découvrir de nouveaux horizons :
Kennedy Robertson, étudiante en psychologie, témoigne : « J'ai choisi de poursuivre mes études en français parce que cela ouvrait une vaste gamme d'occasions que je n'aurais pas autrement. J'ai pu rencontrer de nouvelles personnes, acquérir de nouvelles expériences, et mener des recherches dans un domaine qui aurait été limité en anglais. »
Kirsten Simpson, étudiante en physique, confirme cette ouverture : « Je voulais améliorer mon aisance à parler et à comprendre le français oral et écrit... surtout pour ce qui est de mes propres contacts avec des francophones et la confiance envers la langue, mais également pour son usage en milieu de travail. »
Si ces témoignages te motivent, voici quelques pistes qui peuvent t’aider à maintenir et à peaufiner ton français :
Et si l'aspect financier t'inquiète, sache que des bourses existent pour t'accompagner dans cette démarche. L'Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) gère le Programme de bourses d’études postsecondaires en français langue seconde. Ce programme est financé par le gouvernement du Canada et encourage les étudiants anglophones à poursuivre leurs études en français. Tu pourrais être admissible à une bourse non renouvelable de 3 000 $. Pour plus d'infos, visite ACUFC.ca/boursesFLS.