Je dois l’avouer : au début, j’étais très nerveuse. Le français n’est pas ma langue maternelle et, même si j’étudie en immersion française, il y a toujours ce petit doute dans ma tête : Est-ce que je parle assez bien? Est-ce que les autres vont remarquer mes erreurs? L’idée de participer à un programme national entièrement en français était un peu intimidante.
|
Sara est une élève de 12ᵉ année au programme de français enrichi à Philip Pocock Catholic Secondary School, à Mississauga, en Ontario. Depuis son enfance, elle nourrit une profonde passion pour les langues. Trilingue en albanais, anglais et français, elle a toujours cherché à en apprendre davantage et à s’ouvrir à de nouvelles cultures. |
Je me souviens encore du premier jour. Je suis montée dans un train avec d’autres jeunes de l’Ontario, tous un peu nerveux mais aussi très excités. Nous venions d’écoles différentes et nous avions tous des niveaux de français différents. Certains parlaient très facilement, tandis que d’autres, comme moi, cherchaient encore leurs mots. Pourtant, nous partagions tous la même motivation : vivre une expérience en français et rencontrer d’autres jeunes qui partageaient cette passion.
Lorsque nous sommes arrivés à Ottawa, l’expérience a commencé immédiatement. Le premier jour était rempli d’ateliers qui nous encouragent à sortir de notre zone de confort, à partager nos idées et à réfléchir à ce que signifie être un jeune leader. Ces discussions nous ont permis de comprendre que le leadership ne consiste pas seulement à diriger, mais aussi à écouter, collaborer et apprendre des autres.
Le lendemain, nous avons même eu la chance d’entrer dans les amphithéâtres de l’Université d’Ottawa. Assise dans une salle de conférence universitaire, entourée de jeunes venant de partout au pays, j’écoutais des conférenciers francophones parler de leadership, de communication et de l’importance de se mettre de l’avant. C’était inspirant d’entendre leurs parcours et de comprendre que chacun peut utiliser sa voix pour créer un impact positif.
Pendant tout le programme, nos animatrices nous guidaient et nous encourageaient à participer activement. Elles nous rappellent constamment que le FNJA était un espace pour essayer, apprendre et grandir. Grâce à leur énergie et à leur soutien, nous avons rapidement commencé à nous sentir plus à l’aise pour parler et partager nos idées.
Nous avons aussi eu l’occasion d’explorer la capitale du Canada et de passer du temps ensemble en dehors des ateliers. Un soir, nous sommes allés voir les feux d’artifice du mercredi avec nos nouveaux amis. C’était un moment simple, mais très spécial : regarder le ciel illuminé tout en parlant en français avec des jeunes qui, quelques jours plus tôt, étaient des inconnus.
Un des moments les plus marquants pour moi a été de rencontrer mon amie Franny, qui vient du Manitoba. Nous venions de provinces complètement différentes — moi de l’Ontario et elle du Manitoba — et pourtant nous nous sommes rapidement liées d’amitié. Au cœur de la capitale du Canada, nous avons réalisé que malgré la distance entre nos provinces, nous étions connectées par quelque chose de très fort : notre amour pour la langue française. Cette amitié m’a montré que le français peut réellement rassembler les gens d’un océan à l’autre.
Petit à petit, j’ai commencé à parler avec plus de confiance. Cette expérience m’a montré que le leadership ne dépend pas de parler parfaitement, mais d’avoir le courage de partager ses idées. Au FNJA, nous avons appris à collaborer, à écouter différentes perspectives et à comprendre que chaque voix peut contribuer à une conversation plus grande.
Grâce aux compétences que le FNJA m’a apprises; la confiance, la communication et le courage de m’exprimer et j’ai continué à utiliser ma voix bien après la fin du programme. Depuis cette expérience, j’ai eu l’occasion de participer à des panels où je parle de la façon dont la langue française peut encourager les jeunes à sortir de leur zone de confort. J’ai également participé à plusieurs concours d’art oratoire en français, et j’ai même eu la chance d’en gagner.
Chaque fois que je monte sur scène, je repense à une chose simple : tout a commencé par oser utiliser ma voix. Le FNJA m’a montré que la langue française peut être un outil puissant pour connecter les gens, partager des idées et inspirer les autres.
Pour moi, le FNJA prépare réellement la prochaine génération de leaders parce qu’il donne aux jeunes bien plus que des compétences linguistiques. Il leur donne la confiance de s’exprimer, la capacité de collaborer avec des personnes venant de différents horizons et la conviction que leur voix peut faire une différence.
Si j’ai appris une chose grâce à cette expérience, c’est ceci : si vous avez la chance d’utiliser votre voix, faites-le. On ne sait jamais jusqu’où elle peut vous mener.
Tu souhaites écrire un article pour le blogue du Français pour l’avenir? Soumets tes idées à
communications@francais-avenir.org ou rempli directement notre formulaire en cliquant ici.
Pour consulter les lignes directrices destinées aux auteurs, cliquez ici.